WordPress fait tourner une grande partie des sites d’entreprises ivoiriens. C’est un outil solide, à condition de l’entretenir. Un site laissé sans mise à jour pendant un an est une cible facile, et on voit régulièrement des sites d’Abidjan afficher des pages de pharmacie en ligne ou des redirections vers des casinos parce que personne ne s’en occupait.
Les mises à jour, chaque mois
WordPress, le thème et les extensions publient des mises à jour, dont beaucoup corrigent des failles de sécurité. Les appliquer est la première protection. Mais pas à l’aveugle : une mise à jour d’extension peut casser l’affichage. La bonne pratique : sauvegarde, puis mise à jour, puis vérification des pages principales. Si quelque chose casse, on restaure.
Moins d’extensions, c’est moins de risques
Chaque extension est une porte potentielle. Un site avec 40 extensions actives, dont la moitié ne sert plus, cumule les failles et les lenteurs. Faites l’inventaire : ce qui n’est pas indispensable se désactive et se supprime. Un site d’entreprise bien conçu fonctionne avec moins de dix extensions.
Les sauvegardes, automatiques et ailleurs
Une sauvegarde qui n’existe que sur le même serveur que le site ne sert à rien si le serveur tombe. Réglez une sauvegarde automatique, au moins hebdomadaire, envoyée vers un stockage externe (Google Drive, Dropbox). Et testez une restauration une fois : une sauvegarde jamais testée est une hypothèse, pas une sécurité.
La sécurité de base
- Pas d’identifiant « admin », un mot de passe long et unique, la double authentification si possible.
- Une limitation des tentatives de connexion, pour bloquer les robots qui testent des mots de passe.
- Les inscriptions fermées, sauf si le site en a besoin.
- Un certificat HTTPS actif et un site qui ne montre pas sa version de WordPress.
- Une analyse régulière des fichiers pour détecter du code injecté.
La vitesse, à surveiller
Un site ralentit avec le temps : images accumulées, base de données qui grossit, extensions ajoutées. Un contrôle mensuel sur PageSpeed Insights suffit à voir la dérive. Les leviers habituels : compression des images (format WebP), cache de pages, suppression des extensions inutiles, hébergement adapté. Si votre site tourne sur un serveur LiteSpeed, l’extension LiteSpeed Cache est gratuite et efficace.
Les signaux qui doivent alerter
- Des utilisateurs administrateurs que vous n’avez pas créés.
- Des pages ou des articles inconnus, souvent en anglais.
- Un avertissement Google « ce site peut être piraté » dans les résultats.
- Des emails du formulaire de contact qui n’arrivent plus.
- Un site soudain beaucoup plus lent, ou qui redirige ailleurs sur mobile.
Faire soi-même ou déléguer
Tout ce qui précède se fait en une à deux heures par mois, à condition de le faire. Beaucoup d’entreprises préfèrent confier ça à un prestataire pour un forfait mensuel, qui inclut aussi les petites modifications. Dans les deux cas, l’essentiel est que quelqu’un en soit responsable, avec un rendez-vous mensuel dans l’agenda.
